Michel Marsalet
Lauzun, le 11 décembre 2010
«Graou »
47410 Lauzun.
Monsieur Jean-Pierre Barjou
24 boulevard de la Sablière
47410 Lauzun.
Monsieur,
Faisant suite à votre courrier du 04/12/2010, je vous adresse la réponse
suivante :
En premier lieu, je réfute la diffamation publique à votre égard pour
les motifs ci-après.
A aucun moment dans l’article de mon blog, je ne vous mets
personnellement en cause.
Mon analyse est uniquement fondée, comme vous me le suggérez dans votre
courrier, à partir de l’examen des éléments contenus ou omis dans les PV des séances du conseil municipal.
Vous-même, vous m’informez que déjà lors de la séance du CM du
04/06/2010, un débat sur ce sujet a eu lieu alors que rien n’est mentionné dans le compte rendu de la dite séance.
Dans le compte-rendu de la séance du 28/07/2010 à laquelle vous étiez
absent, il est écrit « Monsieur le Maire informe le conseil municipal que la commune s’est portée acquéreur de cet immeuble pour un montant de
100.000 euros ».
Plus loin, il est mentionné que « le fond de commerce sera acquis par un repreneur potentiel à qui sera établi un bail commercial pour la location de l’immeuble ».
A la lecture de ceci, on pourrait penser que Monsieur le Maire s’est
engagé dans cette négociation avant même d’avoir sollicité l’avis du conseil municipal.
Egalement, cela sous-entend de sa part une volonté de dissimuler
l’identité du repreneur. Pourquoi ?
Lors de la séance du 10/09/2010, le conseil municipal autorise à
l’unanimité Monsieur le Maire à contracter un emprunt d’un montant de 120.000 €, remboursable sur 25 ans pour l’acquisition de cet immeuble. Mais, encore cette fois, aucune précision n’a été
donnée quant à l’identité du repreneur.
Ce n’est que lors de la séance du 22/10/2010 qu’est communiqué le nom de
Monsieur Jean-Paul Barjou comme étant le repreneur du Café des sports.
Par ailleurs, excepté la réunion du 28/07/2010, les PV n’indiquent à
aucun moment que vous ayez quitté la salle lors des débats concernant ce sujet.
Comme vous le confirmez dans votre courrier, le nom du repreneur était
connu par le bureau municipal au moins depuis le 04 juin. Vous, qui prétendez que cette affaire a été menée et traitée de façon irréprochable, alors expliquez nous pourquoi y a-t-il eu autant d’omissions et si peu de transparence dans le contenu des
PV de réunions ?
C’est donc à partir de ces éléments que j’ai écrit que « cette opération paraît être entachée d’un délit de favoritisme ».
Pour ce qui est de l’éthique, vous avez mal lu mon texte car cela
concerne uniquement la personne en Monsieur le Maire, qui, lorsqu’il était mon quatrième adjoint, a démissionné en 2005 au prétexte que mon épouse assurait bénévolement le remplacement de la
secrétaire Général durant trois semaines.
Selon lui, ceci était contraire à l’éthique.
En conséquence, la diffamation publique dont vous faites état n’étant
pas avérée, je ne publierai pas votre courrier dans mon blog, d’autant que si vous le souhaitez vraiment, vous avez la possibilité de le faire vous-même.
Toutefois, si vous pensez pouvoir engager des poursuites judiciaires,
avec mon avocat, nous requalifierons le favoritisme, qui ne repose sur aucun texte réglementaire pour ce type d’opération, en prise illégale d’intérêt.
Pour votre information, le titre de Maire Honoraire qui m’a été décerné
par arrêté préfectoral en 2009 ne m’interdit nullement d’avoir un esprit critique sur la gestion de la commune.
Vous comprendrez peut-être que ce n’est en aucun cas à vous de
déterminer la manière dont je dois l’exprimer.
Faut-il que vous ayez une très haute opinion de vous-même pour vous
poser en donneur de leçons et de mettre en doute mon honneur !
En ce qui concerne votre honneur, vous n’avez pas manqué « de vous
asseoir dessus ».En effet, après avoir mis en cause avec Monsieur Esposito le montant des indemnités de fonction que je percevais, une fois élus, vous vous êtes empressés de vous octroyer le
taux maximal autorisé, soit une augmentation de près de 30%.
Et là aussi le PV de cette séance n’a été publié ni dans le bulletin
municipal ni sur le site internet de la Commune….
Je vous prie d’agréer, Monsieur, mes salutations.
Copie aux Conseillers municipaux.